Coaching Agile

Agile, Scrum et autres pensées
Laurent Carbonnaux

Release 0, Sprint 0

Dans les projets Agile, en Scrum notamment, nous démarrons par un sprint 0. D’une durée d’environ 1 à 2 mois, il s’agit de mettre en place l’environnement de travail,  de construire le backlog et de préparer la montée en charge de l’équipe.

Dans le cadre d’un projet de grande ampleur, dit « large scale », (~100 personnes sur 3 ans) la durée du sprint 0 n’est pas suffisante, il faut plus de temps. Pour garder le coté inspection et adaptation, il ne faut pas augmenter la taille du sprint 0 mais plutôt faire une release 0 incluant plusieurs sprints.

Les premiers sprints sont consacrés aux activités plutôt techniques visant à couvrir les risques, c’est la « vision de départ ». Dans ce contexte, les équipes sont autonomes sur la création de leurs user stories.  L’élaboration du premier backlog s’étant faite lors d’un atelier de démarrage du projet (détaillé dans un prochain billet)

En parallèle, il faut préparer le backlog côté « vision métier ». Le produit étant organisé autour de grands thèmes, le découpage des équipes s’effectue par « area » couvrant ces thèmes. Il y a un Product Owner et des Area Product Owners.

On retrouve en quelque sorte la branche en Y chère à Pascal Roques.


Tout cela piloté par les valeurs fonctionnelles et techniques édictées par le PO. Les approches Bottom-up et Top-down combinées, mais toujours priorisées par la plus value.

Au final, les deux visions se rejoignent. J’estime cette jointure autour de 3- 4 sprints, ce qui équivaut à une release : c’est la release 0.

Le RACI est ROTI



Cela faisait un bout de temps que j’avais ce billet en tête. 
Le billet de Fabrice me pousse à le publier.


Effectivement, en Scrum, on parle plutôt d’atelier, où même de cérémonies plutôt que de réunions.

Au-delà de la terminologie, qu’est-ce qu’une réunion ?

C’est par définition « Action de réunir, de remettre ensemble des éléments épars. Action de réunir des personnes en un lieu à une fin déterminée ; fait de se rassembler ».

« Une fin déterminée », c’est souvent là que le bât blesse.

Une réunion doit donc avoir un objectif. Ce qui fait que l’agenda d’une réunion doit être simple :
  • Rappel de l’objectif
  • Traitement du sujet
  • Synthèse de fin et compte rendu.
  • En parallèle, une personne doit être identifiée pour vérifier que l’on ne diverge pas et contrôle le  temps.

En Scrum, il n’y a qu’un seul objectif par atelier.
Pour vérifier le respect du traitement du sujet, j’ai vu une équipe utiliser une boite à meuh, c’est très efficace, suffisamment bref pour ne pas trop perturber, et tout le monde comprend bien le message. 
L’objectif peut être de différente nature :
  • Action et plan d’action
  • Décision
  • Statut

Le RACI
Pour le plan d’action, et pour chaque, j’utilise le RACI
  • Réalise (Responsible), responsable de l’exécution.
  • Acte (Accountable), responsable de l’approbation, responsable de l’avancement de l’action
  • Consulté (Consulted), celles ou ceux qui peuvent être consultés
  • Informé (Informed), celles ou ceux qui sont informées.

Le R et le A peuvent être identiques, mais « c’est le A qui assume ».
Ne pas oublié bien sûr qu’une action est un « événement », il y a donc une notion de temps. Une action doit avoir une date de début et de fin.

Le ROTI
Enfin, comme en Agile on aime bien l’amélioration continue, je propose un ROTI (Return On Time Invest) en fin d’atelier (pas tous). Une pratique toute simple et donc forcément efficace !
C’est un vote à main levée à 5 niveaux :
5 : Excellent
4 : Bon
3 : Juste moyen
2 : Utile
1 : Inutile

 Et comme dit Jean-Claude Grosjean : « parce qu’à 5 doigts c’est plus facile »